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JUIN 2018

Vous le savez désormais, après 36 années passées au Domaine Ponsot, pour des raisons personnelles, j'en suis parti en février 2017.

Je tiens à remercier sincèrement tous ceux d'entre vous qui m'ont adressé des messages ou qui m'ont directement rendu visite, marquant votre intérêt à me suivre dans ma nouvelle aventure. La base de fidélité est intacte à travers toutes ces années où nous avons collaboré.

Depuis, si je suis resté silencieux, je ne suis pas resté inactif dans l'ombre de ma restructuration.

Bien au contraire, je travaille depuis lors à cette renaissance dont je vais vous décrire la teneur maintenant.

Tout d'abord, la passion qui m'anime concernant la vigne et le vin est intacte et ces années d'expériences m'ont appris qu'on apprend chaque jour.

Sur cette base, j'ai décidé d'une nouvelle aventure vineuse avec mon fils Clément, dont l'attachement à ce métier est aussi ancré que le mien. Mes deux autres enfants, Claire et Nicolas seront également partenaires en capital dans la nouvelle société.

Pour m'aider à lancer ce nouveau vaisseau, je peux compter sur mon assistante depuis 13 ans, Anne-Sophie, mon précieux maître de chais Arnaud, 12 ans avec moi, la même famille travaillant dans mes vignes depuis 20 ans, ma comptable, Élisabeth qui sait tout sur tout efficacement, et surtout ma chère femme Claude, indéfectible et aimante.

Tout d'abord, je suis toujours vigneron et je cultive un joli panel d'appellations, soit en propriété soit en métayage et ce sont :

  • Bourgogne rouge
  • Chambolle-Musigny
  • Chambolle-Musigny Les Charmes
  • Chambertin
  • Griotte Chambertin
  • Clos Saint Denis

Et je me tiens prêt à cultiver toute vigne qu'une sérieuse opportunité me proposerait.

Sans vouloir m'affilier à un courant de pensée restrictif que sont la culture bio ou la biodynamie, je continue d'être fidèle à la Nature en cultivant sans chimie, mais en me réservant la possibilité, en cas grave de soigner mes vignes avec les moyens d'aujourd'hui.

Par ailleurs, je deviens négociant et ceci de façon intelligente, dans la lignée du grand négoce bourguignon qui est à l'origine de la longue notoriété des vins de notre région.

En effet, pendant des siècles, le système de la commercialisation des vins a été sous la responsabilité des négociants.

Les vignerons cultivaient les vignes, faisaient le vin et le vendaient en tonneaux aux négociants dans les trois mois suivant la récolte.

Les négociants étaient alors en charge de l'élevage, de la mise en bouteilles et de la mise en marché.

Avant 1950, seulement dix domaines viticoles, et avant 1900 un seul encore existant aujourd'hui, faisaient eux-mêmes leur élevage et mise en bouteilles.

Ce n'est qu'au début des années 1970 que l'essor de la mise à la propriété a débuté en Bourgogne.

Et c'est alors également que le négoce a perdu un peu de ses lettres de noblesse.

Les vignerons, désireux de garder le meilleur pour eux-mêmes, mais ayant besoin d'argent frais, ont continué à vendre partiellement leurs récoltes aux négociants, mais leurs moins bons vins ou raisins.

Et sans produit de base correct, personne ne peut faire de miracle.

De leur côté, les négociants ayant également besoin de survivre, n'ont eu d'autre alternative que d'acheter un peu tout et n'importe quoi, d'où leur notoriété en baisse.

Mais nous observons et de plus en plus en Bourgogne un renouveau du grand négoce.

Ainsi pour moi, le mot négociant n'est pas un gros mot et je souhaite, grâce à un approvisionnement soigné, produire des vins de « haute couture ».

J'ai déjà d'excellents contacts qui m'amènent à produire soit en achetant des raisins, du moût ou des tonneaux les appellations listées plus bas, en attendant les suivantes...

Mais quand j'achète en tonneaux, je tiens à les entrer en cave au plus vite après la récolte, partant du principe que mon élevage est au moins aussi important que la production elle-même.

Si je devais adopter un enfant et si celui-ci est un bébé, il deviendrait aussitôt mon enfant alors que si je l'adopte à son adolescence, il resterait marqué par son vécu et ce serait plus difficile de changer son caractère...

Redémarrer une activité de zéro est un challenge et je suis confronté à un manque de place et mes moyens sont encore limités tant que je n'aurai pas vendu ma première bouteille...

Ceci pour dire que je me suis limité dans mes approvisionnements en attendant la construction d'un nouveau bâtiment, dont je parlerai plus loin dans ce texte.

Bien sûr, ma quête d'alliance entre l'histoire et la haute technologie continue et je conserve tous les fruits de mes recherches passées, telles qu'entre autres l'obturateur technologique, l'élevage sans souffre mais sous gaz neutre, le contrôle de la température des caisses « intelligentes », la protection de l'authenticité etc.

D'ailleurs à ce sujet, avec mes premières expéditions de commandes au courant de l'année 2018, mes bouteilles deviendront « connectées ».

En effet, grâce à l'utilisation des nouvelle puces NFC, dites NFC bancaires, nous allons pouvoir donner au consommateur final la possibilité de vérifier si la bouteille qu'il tient entre ses mains est bien celle qui provient de notre maison. Ces puces ont la particularité d'être inviolable du fait qu'elles changent leur adresse IP de façon chaotique à chaque fois que quelqu'un les lit.

De plus, liées au capteur de température qui équipe chaque caisse, elles peuvent restituer l'historique de la température entre le départ de notre société et la sortie de la caisse.

Et puis nous pourrons avoir une interconnexion directe avec les consommateurs.

Vous le savez, je suis réfractaire à l'utilisation de fûts neufs dont l'ajout d'un goût « de chêne » est pour moi comme l'ajout d'extraits naturels de fruits ou fleurs dans les vins : ça ne vient ni du terroir, ni du raisin.

Je considère que le passage en tonneau est seulement un moyen d'oxygéner le vin en respectant son cycle de vieillissement. En attendant d'avoir suffisamment d'aisance dans les futurs bâtiments, je commence déjà une expérimentation sur l'alternative à l'élevage en tonneau par l'ultra-nano-oxygénation.

Il m'a fallu 20 ans pour arriver au bouchon parfait, mais j'espère qu'il en faudra moins dans cette nouvelle étude...

Plein d'autres idées ont germé que je réaliserai petit à petit comme entre autres :

  • Des cuves de vinifications spécifiques pour vin rouge et d'autre pour vin blanc dont j'ai déjà des prototypes...
  • Des étiquettes futuristes...
  • Des emballages jamais vus en Bourgogne...
  • Etc.

Notre nouvelle société ne sera ni un « domaine » ni une « maison », mais juste une entité.

Et son nom sera le mien, non pas par vanité ou pour alimenter un égo surdimensionné, mais au contraire pour rester humble par rapport à la Nature et pouvoir assumer à la fois le plaisir que l'on pourra donner à travers nos vins, mais aussi les maladresses éventuellement induites par un travail « sans filet ».

Nous avons choisi un logo représentatif de cet état d'esprit :

Vignerons & négociants... le logo s'inspire de cette double appartenance au monde de la vigne et à celui du vin.


Le vert du L s'inspire de la couleur des petites feuilles de vigne qui sortent des bourgeons tandis que le gris foncé du P évoque la pénombre des caves.

Le L descend du ciel et le P plonge ses racines dans le terroir.

Les barres horizontales des deux lettres sont ouvertes vers le Monde...



Voici les appellations que nous produisons déjà, en attendant les suivantes...

En 2015*

  • Bourgogne rouge
  • Chambolle-Musigny
  • Chambolle Charmes
  • Chambertin
  • Griotte Chambertin
  • Clos Saint Denis
  • Corton Charlemagne
  • Montrachet

En 2016

  • Bourgogne Blanc
  • Saint-Romain Blanc
  • Meursault
  • Meursault Blagny
  • Meursault Genevrières
  • Meursault Charmes
  • Meursault Perrières
  • Corton Charlemagne
  • Bourgogne rouge
  • Gevrey-Chambertin
  • Chambolle-Musigny
  • Chambolle Charmes
  • Chambertin
  • Chambertin Clos de Bèze
  • Clos de Vougeot
  • Griotte Chambertin
  • Clos Saint Denis

En 2017

  • Bourgogne Blanc
  • Meursault
  • Meursault Blagny
  • Meursault Genevrières
  • Meursault Charmes
  • Meursault Perrières
  • Corton Charlemagne
  • Montrachet
  • Bourgogne rouge
  • Gevrey-Chambertin
  • Chambolle-Musigny
  • Chambolle Charmes
  • Beaune 1er cru
  • Chambertin
  • Chambertin Clos de Bèze
  • Clos de Vougeot
  • Griotte Chambertin
  • Clos Saint Denis
*En 2015, je n'ai gardé qu'un tonneau de chacun de mes vins, hormis 3 de Corton Charlemagne. Toutes les étiquettes de ce millésime porteront la mention « an zéro », considérant que le millésime 1 sera le 2016.

Ce seront sans doute des bouteilles collectors !

Toujours inspiré par la Nature, j'ai paré tous nos vins d'un surnom dont voici la liste :

  • BOURGOGNE BLANC Cuvée du Perce Neige
  • ST ROMAIN Cuvée de la Passiflore
  • MEURSAULT Cuvée du Pandoréa
  • MEURSAULT BLAGNY Cuvée du Myosotis
  • MEURSAULT CHARMES Cuvée de la Centaurée
  • MEURSAULT GENEVRIÈRES Cuvée de l'Ipomée
  • MEURSAULT PERRIÈRES Cuvée de l'Hellébore
  • CORTON CHARLEMAGNE Cuvée du Kalimeris
  • BÂTARD MONTRACHET Cuvée des Lilas
  • MONTRACHET Cuvée des Orchidées
  • BOURGOGNE ROUGE Cuvée des Peupliers
  • CHAMBOLLE-MUSIGNY Cuvée de la Violette
  • GEVREY-CHAMBERTIN Cuvée de l'Aulne
  • BEAUNE PREMIER CRU Cuvée du Noyer
  • CHAMBOLLE CHARMES Cuvée du Tilleul
  • ÉCHEZEAUX Cuvée de l'Érable
  • CHAMBERTIN Cuvée du Chêne
  • CHAMBERTIN CLOS DE BÈZE Cuvée du Frêne
  • GRIOTTE CHAMBERTIN Cuvée du Saule
  • CLOS DE VOUGEOT Cuvée du Cèdre
  • CLOS ST DENIS Cuvée du Merisier

Plus tôt, j'ai évoqué un futur bâtiment...
Il s'agit en réalité d'un « bâtiment du futur » !

D'ailleurs « FUTUR » est le maître mot de notre nouvelle aventure.

Et tout autour de notre activité vinicole, un espace d'expérience, de découverte et de culture va naitre sous la forme d'un complexe oenotouristique :

VILLA VINUM

Une présentation de ce projet sera bientôt disponible